08/08/2017

De toutes les couleurs

On en voit de toutes les couleurs aux Ocrières de Roussillon :

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11:01 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ocrières |  Facebook | | |

07/05/2017

La Petite Fille au Soleil

Il y avait une fille,

Et il y avait un soleil.

La fille regardait par un masque de regards lointains.

Le soleil se tournait vers la fille,

Et il l’entourait de ses mille et un lumens.

La fille devenait couleur soleil.

Et ils ne formaient plus qu’un seul et même personnage carnavalesque

Et il assombrissait la multitude des Arlequins.

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10:26 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

29/03/2017

Au Jardin Serre de la Madonne à Menton

Il n'y a pas de serre remarquable au Jardin Serre de la Madone à Menton, juste une ridiculement petite par rapport à la taille des jardins. Il faut comprendre dans ce cas le mot "serre" comme une déformation du mot "sierra" (montagne).

Par contre il y a une jolie villa perchée au sommet du jardin en terrasses, oeuvre de Lawrence Johnston.

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16:34 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : menton, jardin, serre, terrasse, vila, johnston |  Facebook | | |

29/12/2016

Berceuse

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Je pourris.

Ô mais, tout doucement,

sans déranger personne,

au gré du soleil

de la pluie

et du gel.

 

Je ferme les yeux

et voilà que me bercent

à nouveau

les sifflements

du ruban de la scie.

 

Je ferme les yeux

et voilà que me bercent

à nouveau

les embruns de sciure.

 

Je ferme les yeux

et voilà que me bercent

à nouveau

les parfums des résines

de chez moi.

 

Ô ne plus jamais

rouvrir les yeux.

 

 

 

16:14 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

28/12/2016

Une photo

Fille plage.jpgSaisir l’instant,

Puis s’en aller.

 

Garder l’instant

Bien au chaud

Au creux d’une mémoire.

 

Revoir l’instant

Et n’y plus trouver

Que belle photo.

 

 

 

17:22 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

08/11/2015

Exil

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Quand j’ai passé

 ton visage,

 il n’y avait

 plus rien devant.

  

Et sur les routes

de l’exil,

 c’est de lui

 que je parle

 à tout vent

 qui croise

 mon chemin.

 

 

 

17:01 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exil, visage |  Facebook | | |

03/11/2015

Attente

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L’été s’en va dans des atmosphères de plus en plus pâles soleils.

 

L’automne s’en vient dans des couleurs de plus en plus sang et or.

 

L’hiver viendra dans de plus en plus transparentes nudités.

 

Je regarde, j’admire la nature changeante, et j’attends le printemps.

 

 

 

 

 

 

10:19 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : été, hiver, automne, soleil, nudité, nature |  Facebook | | |

02/11/2015

Rondeurs

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Et si ce soir on posait les derniers chrysanthèmes ?

 

 

 

C’était pourtant bien,

 

Un peu de rondeur

 

Au milieu des pierres anguleuses.

 

 

 

 

08:51 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chrysanthème, pierre, rondeur |  Facebook | | |

24/06/2015

Lumières

Lumière, liberté, Eiffel, tour, Paris

Lumières de la liberté.

Lumières de la ville.

Toutes deux illuminent l’Humanité.

Que serait l’une sans l’autre ?

Que serait l’autre sans l’une ?

 

Etait-il jamais libre celui qui craignait sans cesse que le ciel lui tombe sur la tête ?

Etait-il jamais vraiment libre celui qui devait sans cesse rendre compte de ses moindres pas ?

Est-il jamais libre celui qui doit sans cesse montrer qu’il suit le mouvement de la modernité ?

 

A chacun sa liberté.

 

 

 

 

 

 

 

 

11:03 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lumière, liberté, eiffel, tour, paris |  Facebook | | |

09/06/2015

A Bras Ouverts

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Ici, Tu accueilles tout le monde à bras ouverts sans restriction. Mais il faut traverser l’obscurité avant de Te trouver.

Les Maçons traversent l’obscurité pour accéder aux lumières de la Raison.

Les Chrétiens traversent l’obscurité pour accéder aux lumières de l’Amour.

Faut-il vraiment choisir entre raison et amour ?

 

Les deux ensemble, c’est pas mal aussi.

 

 

09:41 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

20/05/2015

Les Forges de Buffon

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Pour qui s'intéresse un tant soit peu à l'archéologie industrielle, la visite aux anciennes forges de Buffon (18ème siècle) en Bourgogne est pleine d'enseignement.

On y retrouve à mon sens pas mal d'éléments du principe du kombinat de l'industrie russe soviétique. Le Dieu "rationalisation" semblait en tous cas y régner en maître.

Les coulées de fer y étaient des spectacles auxquels assistaient des invités privilégiés. C'est curieusement ce que j'ai vu récemment dans un reportage concernant la coulée des nouvelles cloches de Notre-Dame de Paris. Il y avait là aussi des "spectateurs" lors de la coulée proprement dite.

Si on peut en croire les indications sur place, ces forges auraient connu un déclin dû notamment à une direction peu compétente à partir d'une certaine époque.

Alors, éternel retour du même, aussi dans l'exploitation industrielle?

 

J'essaie d'imaginer le travail dans ces forges. Notamment, le vacarme que pouvaient créer les merlins tels que celui en photo. De quoi je me plains à mon époque?

 

 

15:55 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

16/05/2015

Wallonie

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De noirs terrils en blonds champs de blé,

de tranquilles écluses en profondes forêts,

de fumeux hauts-fourneaux en accueillants clochers,

je regarde ma Wallonie.

 

D'yeux rêveurs en têtes blondes,

de récits de terroir en intrigantes légendes,

je rêve ma Wallonie.

 

Tant de pays grandioses,

tant de contrées fabuleuses,

 

s'évanouissent à ton approche, ma Wallonie.

 

 

18:16 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wallonie, terril, clocher, haut-fourneau, champ, blé |  Facebook | | |

13/05/2015

Beauté

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Pauvre petite fleur isolée dans un monde hostile, loin des siens casés dans un joli parterre ?

Oui et non. Dans cet univers d’herbes communes, on ne voit qu’elle, et elle en premier.

Point émergent de couleurs dans la monotonie, pensez-vous qu’elle fait preuve de courage, de vertu, d’abnégation ?

Pas du tout, elle est simplement jolie, et elle est simplement là. Et c’est suffisant pour qu’elle éclaire son entourage.

 

La Beauté éclairant le monde !

 

09:57 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fleur, rose, trémière, solitude, beauté, herbes |  Facebook | | |

09/05/2015

Prisonnière

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Le texte que je présente ci-dessous est de Marlène Leclercq, membre de l'atelier d'écriture d'Oreye. Il a été fort remarqué lors d'une soirée lecture à la Bibliothèque Pierre Peret à Waremme. J'ai pensé qu'il valait vraiment la peine d'être connu.

 

""

Chère Amie,

 

Tu es certainement surprise de recevoir de mes nouvelles de manière épistolaire. Tu comprendras sans doute en lisant ces quelques lignes.

 

En effet, tu sais que depuis maintenant deux ans, je partage ma vie avec J. Et, ce qui au début me semblait un doux rêve s’est progressivement transformé en cauchemar. Ma prison d’amour et son tendre geôlier s’avèrent ressembler de plus en plus à un centre de détention et son impitoyable surveillant. Ce que je prenais pour de la folle passion n’est en fait que l’expression exacerbée de sa possessivité.

 

Je t’imagine, dubitative, en parcourant ces phrases. Mais, t’ai-je déjà menti ? Tu es la seule personne à qui je me confie…

 

Si je ne t’ai rien dit jusqu’à présent, c’est que mon tortionnaire a bien caché son jeu et qu’il maîtrise à la perfection l’art de la manipulation. Je n’ai pas compris tout de suite l’ampleur de sa folie ni la peine d’emprisonnement qui allait en découler.

 

Dans les premiers temps, je trouvais très romantique de passer toutes nos heures de liberté ensemble. Mon corps, repu de caresses et mon cerveau, anesthésié par tant de ferveur et de mots d’amour, n’aspiraient qu’à encore plus d’étreintes et de tendresse. Période bénie où nos amis ne nous ont guère vus et où, je dois bien l’avouer, j’avais retrouvé foi en l’Amour et en l’homme.

 

Quelques incidents, insignifiants, m’ont bien interpellée mais l’ardeur de son amour et son incroyable sensualité ont vite effacé mes craintes. Notamment, je me souviens qu’il a très mal réagi lorsque j’ai mis ma petite jupe noire pour aller travailler. Bizarrement, il est devenu complètement livide et est sorti précipitamment de la maison. Une autre fois, rentrée un peu tard de l’opéra, je trouvai notre appartement vide. Un sms glacial et désagréable m’apprit que je me moquais bien de lui et qu’il rentrait chez lui. Sur le coup, je n’y ai rien compris.

 

Les jours ont passé, la passion s’est atténuée et la vraie personnalité de J. s’est dévoilée, lentement, inexorablement.

 

Chaque sortie avec mes amies fait l’objet d’âpres négociations. Deux semaines avant chaque rendez-vous, l’homme abandonné tombe dans une espèce de catatonie inquiétante. Plus un mot, un regard de chien battu, une mélancolie presque palpable alternent avec des crises de colère aussi incongrues que violentes ! Le paroxysme de la folie est atteint le jour du rendez-vous fatidique. Les noms d’oiseaux fusent, les menaces ne sont plus voilées. De demi-déesse, je deviens la dernière des femmes, sans vertu, sans morale. Une traînée infidèle et provocante. Et mon calvaire ne fait que commencer. Au retour, l’inquisition prend le relai. Mille questions s’enchaînent. Il ne me fera grâce d’aucun détail et gare à moi si je me contredis ou si j’hésite. Il n’en faut pas plus pour prouver ma culpabilité.

 

Tu ne peux imaginer le nombre d’invitations auxquelles j’ai renoncé pour ne pas subir ces outrages.

 

Viennent ensuite les excuses, vibrantes et larmoyantes. Il ne comprend pas. Que lui arrive-t-il ? Il ne veut que mon bonheur. Je suis si belle et si parfaite ! Il ne me mérite pas… J’obtiens alors un sursis dans ma vie carcérale. Une remise de peine temporaire, jusqu’à ma prochaine incartade. Et crois-moi, toute récidive sera durement sanctionnée !

 

Même en dehors des crises, je subis sa tyrannie insidieuse. Chaque tenue est inspectée et critiquée. Trop court, trop décolleté, trop moulant, trop sexy, pas assez respectable pour mon âge ! Chaque sonnerie de mon portable est analysée. Chaque SMS fait l’objet d’un interrogatoire en bonne et due forme. Il faut prévenir toute délinquance, même téléphonique !

 

Sous couvert de me protéger du monde extérieur, il contrôle mes moindres faits et gestes. Ne comprends-je donc pas que tous ces barbares jaloux me salissent de leurs yeux et veulent détruire notre couple si harmonieux ? Et arrête de les exciter en leur souriant ! Tu n’imagines pas ce que les hommes ont derrière la tête !!

 

Alors je passe mon temps à tricher, à me cacher. Comment vais-je m’habiller aujourd’hui ? Surtout rien de trop court, ni trop décolleté, ni trop moulant, ni trop sexy. Je suis prête à tout pour éviter les scènes et les drames, quitte à ressembler à un sac à patates. D’ailleurs, plus personne ne me voit. Je traverse le monde la tête basse, le dos courbé, camouflée dans un grand rideau tout à fait respectable.

 

Je coupe aussi systématiquement la sonnerie de mon portable. Je n’ai pourtant rien à cacher ; il fait de moi une menteuse par asthénie. Même nos dernières vacances ont été un fiasco total. Une semaine de repos, à Santorin, magnifique île grecque, dans l’archipel des Cyclades, en mer Egée. Hôtel cinq étoiles, hyper romantique, villages blancs à coupoles bleues perchés au sommet des falaises, petits ports de plaisance, chapelles orthodoxes, paquebots de croisière qui mouillent dans la baie… séjour all inclusive, disputes et coups de gueule compris. Figure-toi que j’ai eu le malheur de me promener sur la plage, en bikini. Le comble de la provocation ! En ce début de mois de mai, au moins trois couples de touristes, sur près de 500 mètres de sable, ont pu constater mon indécence ! Pauvre idiote que je suis, je n’ai pas compris tout de suite pourquoi le son a disparu pendant 24 heures.

 

Ma douce amie, je suis à bout. J’ai tout essayé pour le rassurer. J’avais espéré qu’avec le temps, beaucoup de patience et d’amour, il aurait compris qu’il peut me faire confiance. Mais rien n’y fait. Pire, les crises se rapprochent et le malaise s’accentue. Il me fait peur.  Il y a trois jours, je l’ai surpris, inspectant mes sous-vêtements déposés dans le panier à linge. Il était très embarrassé, au bord des larmes. Il m’a fait pitié. Enfin, sa dernière trouvaille consiste à aller faire le plein de ma voiture. Mon gentleman de mari surveille ainsi les kilomètres parcourus entre deux ravitaillements. Mes mails sont passés au crible, mon téléphone régulièrement inspecté. Tu auras dès lors compris le choix de ce mode de communication un tantinet désuet. Je t’invite d’ailleurs à me répondre, par courrier, à mon adresse professionnelle ; j’ai bien peur que ma correspondance ne soit disséquée elle aussi.

 

Tel un forçat, me voici privée de liberté, en résidence surveillée. Prisonnière de guerre, aucun avocat ne peut plaider en ma faveur, aucun témoin ne peut me disculper. Une seule devise anime mon féroce maton : surveiller et punir. Coupable, sans appel, j’ai pris perpète. Et je ne sais si je dois me réjouir de l’abolition de la peine de mort.

 

 

M. ""

 

 

 

09:48 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

04/04/2015

Câlins

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Au fond du petit lit, un sourire s'allume et m'accueille.

C'est un appel aux bisous.

 

Il y a comme du gazouillis dans l'air.

 

Des petits bras se tendent en attente d'autres bras.

 

Entre nous, je t'appelle "Petit Gros", mais il ne faut pas le répéter, parce que, il paraît "qu'on ne dit pas ça".

 

Voilà une belle journée de câlins qui s'annonce.

 

Mais, voyez donc comme ce monde est mal foutu!

 

Voilà déjà ces affreux Parents qui viennent te rechercher.

 

17:37 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

25/03/2015

Mimosa

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Il y a à l'arrière de la Chapelle Notre-Dame de Peygros, dans le massif du Tanneron, un mimosa tout à fait remarquable.

"C'est la photo qui est trompeuse" a dit le sculpteur Rodin un jour. Et c'est vrai que ça m'est parfois arrivé d'avoir été bien impressionné par une photo et puis, une fois sur place, d'avoir comme réaction "bof, ce n'est que ça finalement".

 

C'est tout le contraire dans le cas de ce mimosa. Même en grand format, même en qualité supérieure, la photo ne pourrait pas rendre complètement la magnificence de cet arbre au grand soleil. Même des Parisiens sur place ce jour-là en convenaient, c'est tout dire.

 

 

18:04 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

21/11/2014

Goutte à goutte

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Dans un sous-bois tranquille,

Il y avait une longue grume,

Et cette grume était de bois fraîchement abattu.

Et il y avait des gouttes,

Et ces gouttes, lentement, s'en écoulaient.

 

Dans une salle tranquille,

Il y avait une longue caisse,

Et cette caisse était de bois fraîchement poli.

Et il y avait des gouttes,

 

Et ces gouttes, lentement, s'y écoulaient.

 

 

 

14:18 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : goutte, grume, caisse, sous-bois |  Facebook | | |

07/11/2014

Capitaine Courageux

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Heureusement pour lui qu'il est né à d'autre époque que la nôtre ce courageux Capitaine.

Il lui en cuirait.

Il commettait d'un air si bonhomme le plus ignoble péché que l'Humanité ait jamais engendré.

 

Les marins éventrés, les têtes coupées, le sang répandu sur terre et sur mer,

on lui pardonne volontiers.

 

Les filles violées dans les Iles paradisiaques, les enfants durement exploités,

on lui pardonne volontiers.

 

Les bonnes gens ruinées par un commerce sans scrupule,

On lui pardonne volontiers.

 

 

Mais le tabac, ça, non!

 

Qu'il cache donc cette pipe qu'on ne saurait voir!

 

 

20:24 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

31/10/2014

Bizarre

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C'était une fille bizarre,

Elle ne sort pas de ma mémoire.

 

Elle pagayait, elle pagayait.

Sur une planche elle pagayait.

 

C'était une fille bizarre,

Elle ne sort pas de ma mémoire.

 

Elle flottait, elle flottait,

Du matin jusqu'au soir,

Elle flottait là sur son mouvant tapis bleu.

 

C'était une fille bizarre,

 

Sortira-t-elle de ma mémoire?

 

 

17:48 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

28/08/2014

Renouveau

Le très vieux chat n'attrape plus de souris,

et pleure la Petite dernière.

 

Le très vieux chat n'a rien mangé,

et pleure la Petite dernière.

 

Le très vieux chat ne mangera plus,

et pleure la Petite dernière.

 

Le nouveau petit chat s'appelle "Touffu",

n'en parlons plus.

15:51 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

13/08/2014

Pensées

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Sur les champs de ma vie,

les pensées fleurissent,

entre les croix qui,

rang après rang,

marquent tes passages.

 

Et dans le ciel,

j'écoute maintenant

cette imperturbable alouette

dont tu voilais le chant.

 

Je ne serai pas des tiens

pour reprendre tes combats.

Ce flambeau que tu m'as lancé

de ta main démente,

je l'ai laissé se briser au sol

en mille et un morceaux.

 

Et ainsi les pensées

refleurissent à foison

sur les champs de ma vie.

 

Inspiré de : "In Flanders Fields"

 

John McCrae

 

11:33 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pensée, alouette, flambeau |  Facebook | | |

12/07/2014

Le Chat

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Tu me regardes

et je te regarde.

 

Je te parle

et tu ne me comprends pas.

Tu ne me parles pas

et je te comprends.

 

Tu viens te rouler en boule

et tu rêves

au jardin où je travaille.

 

Je te fais un beau petit coin

pour toi seul,

et plutôt tu prends ma place.

 

Tu m'horripiles

et je te dis "Poussinet".

 

C'est drôle,

ne serais-tu pas

une femme

 

par hasard ?

 

 

 

15:19 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

28/06/2014

Au revoir

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L'âme du vagabond

prenait son bain de lune,

et l'aile de l'Effraie,

en passant,

 

l'a balayée à jamais.

 

 

 

 

11:08 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

08/06/2014

Tout un monde

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Le poète a fait rouler à tes pieds

tout un monde de mots.

Et tu ne l'as pas cru,

folle que tu es!

 

Le poète a fait rouler à tes pieds

tout un monde de mots.

Et tu l'as cru,

folle que tu es!

 

Le poète a fait rouler à tes pieds

tout un monde de mots.

Et tu t'es mise à rêver.

 

Enfin sage!

 

 

 

 

18:56 Écrit par Serge Lesens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

04/06/2014

Le Clown

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Pauvre clown !

 

Depuis son décès,

il ne fait plus que sauter d'étoile en étoile,

cherchant leurs yeux

et leur posant, bouche bée,

toujours la même question :

 

n'est-ce pas toi que j'ai aimée ?

 

 

 

16:02 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

18/05/2014

Le Vieux Poirier

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Le vieux poirier qui,

depuis quelques années déjà,

n'arrive plus à porter

autre chose que des nids d'oiseaux,

en a eu les sangs glacés.

 

Il a vu luire tout à l'heure

dans les yeux du Maître

des reflets d'acier tranchant

qui ne lui disent rien de bon.

 

Le temps des questions d'avenir

a sonné pour lui :

chaude soirée du Maître au coin du feu,

ou splendide pièce tournée

vouée à l'admiration des foules ?

 

 

Qui ne vivra plus verra!

 

 

 

 

09:44 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

13/05/2014

Au Fil de l'Eau

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De l'eau s'écoule entre deux rives,

doucement.

Des saules y trempent leurs doigts de branche,

doucement.

Des canards y cancanent le printemps,

doucement.

 

De l'eau s'écoule au grand clepsydre du monde,

doucement.

 

Du temps s'écoule entre deux vies,

doucement.

Des cœurs y baignent leur jeunesse,

doucement.

 

Du temps s'écoule entre deux vies,

doucement.

Une guitare y chante le bonheur,

doucement,

 

doucement …

 

 

 

 

 

 

16:54 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

17/04/2014

La Petite Vanne

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Depuis tant d'années

- depuis tout juste cent ans venaient de lui dire

les registres communaux –

les eaux de tout cet étang à contenir.

Pensez donc,

cent ans d'effort continu,

pas de relâche,

jamais de sommeil.

 

Ce n'est vraiment que quelques rares fois,

et encore, à l'étiage seulement,

que la petite vanne

avait pu s'essayer à la somnolence.

 

Mais tout cela allait finir maintenant,

enfin, après cent ans,

ce n'était pas trop tôt.

Sa sœur cadette était prête à la relève,

le remue-ménage de sa pose

tirait à sa fin.

 

Que de rêves elle allait enfin pouvoir faire,

elle, la vielle petite vanne,

 

là-bas, en attendant la refonte.

 

 

 

 

16:50 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

11/04/2014

Grande Lessive

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Sous sa tonnelle,

bien à l'abri

des regards courroucés

du Travail,

Jacqueline se lavait l'âme

aux courants de lumière

qui lui embaumaient le cœur.

 

Le temps perdu

lave si blanc les âmes,

pourquoi chercherait-elle

d'autres remèdes?

 

 

 

 

 

16:44 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

04/04/2014

Les pommes vertes

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Chaque nuit,

mais si secrètement

que personne n'en a jamais rien su,

Sibille s'en va cueillir

de pleins paniers d'étoiles.

 

Pas étonnant que jamais il n'en reste

 

pour le petit déjeuner.

 

 

 

 

 

15:47 Écrit par Serge Lesens dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |